LE PROGRAMME APOLLO, RÉALITÉ ou FICTION... (suite)




ARGUMENTS DES COMPLOTISTES CHERCHEURS INDÉPENDANTS ET LEURS CONTRE ANALYSES



L'ABSCENCE D'ÉTOILES DANS LES PHOTOGRAPHIES DE LA SURFACE LUNAIRE

C’est l’argument numéro un exploité par Bill Kaysing. Il insiste sur le fait qu'il n'y a aucune étoile visible sur aucune photo ou aucun film pris sur la Lune alors que selon lui on devrait en trouver plein.

Juste au cas où, vous ne seriez pas familier avec cet argument (ce qui m’étonnerait grandement), il va de pair avec une des trois affirmations suivantes (bien que parfois, il les rassemble toutes à la fois).

- La première affirmation est que les astronautes ont dit n'avoir jamais vu d'étoiles. C’est un non-sens évident, c’est habituellement un rabâchage d'un vieux débat sur l'attitude prétendument réticente et embarrassée des astronautes d'Apollo 11 lors de leur conférence de presse d'après-vol.

Laissant de côté le fait qu’Armstrong, Collins et Aldrin ont l’air également réticents lors de leur conférence avant vol, et le fait qu'il est tout autant facile de trouver des photos ou des vidéos d’eux souriant et plaisantant comme aussi facile de trouver celles où ils sont sérieux, une grande partie du «débat» est en réalité centré sur une réponse à une question bien précise (en réalité une double question) posée par Sir Patrick Moore, un astronome britannique qui aida dans le choix du site d'atterrissage d'Apollo 11.

Sir Moore: ” I have two questions...”

La premiere question concernait la surface lunaire sans mentionner les étoiles et la seconde question, une partie de l'expérience de la couronne solaire (SCE) faite lors du trajet translunaire, qui elle mentionnait des étoiles dans le cadre de la Solar Corona Experiment réalisée dans l’espace cislunaire à partir du CSM.

Sir Moore leur demanda donc : Lorsque vous regardiez le ciel, pouviez-vous réellement voir les étoiles dans la couronne solaire malgré les reflets? (When you looked up at the sky, could you actually see the stars in the Solar Corona in spite of the glare?)

- Aldrin se chargea de répondre seulement à la première question concernant la nature du terrain lunaire sans aucunement mentionner les étoiles.

Armstrong répondit à propos des étoiles. “ We were never able to see stars from the lunar surface or on the daylight side of the Moon without looking through the optics. I don’t recall during the time we were photographing the Solar Corolla ( sic) what stars we could see.
"Nous n'avons jamais pu voir les étoiles depuis la surface lunaire ou du côté de la Lune à la lumière du jour sans regarder à travers des optiques. Je ne me souviens pas pendant que nous photographiions la couronne solaire quelles étoiles nous pouvions voir.

Collins rajouta : “I can’t recall seeing any”
"je ne me souviens pas en avoir vu"


Pour rappel, Collins et ses équipiers ont dirigé la SCE dans l'espace cislunaire depuis le module de commande, lorsque la Lune a éclipsé le Soleil pendant leur trajet vers la Lune. il s’agissait essentiellement de prendre des photos avec un petit télescope.

Donc Armstrong et Collins ont répondu qu'ils ne pouvaient pas !


PAF PATATRAS… Un complot est né.

C’est bien là une incompréhension de la part de ces chercheurs indépendants, car en réalité les astronautes font de nombreuses références répétées aux étoiles dans chacune des missions. Ils n'ont pas le choix, car ils les utilisent pour leur naviguation afin de ré-aligner leur plate forme inertielle, les observations d'étoiles sont utilisées pour mettre à jour la position et les informations d'attitude de leur sous système inertiel (Inertial Subsystem, ISS). En plus de cela, ils décrivent beaucoup la vue stellaire. Quiconque revendique donc que les astronautes ne pouvaient pas voir les étoiles ailleurs que dans la couronne solaire est soit très mal informé ou soit un menteur.

Voici un exemple de transcriptions pour Apollo 11 :

00 00 46 45 CDR: I can see some stars
00 02 48 07 CMP: I see a bright star out there, must be Venus. Forgot to memorize John Mayer's views out the window well enough to say that's Venus or not, but it's sure bright.
02 00 49 44 CMP: My guess would be the telescope's probably pretty useless, but you can differentiate in the sextant between water droplets and stars by the difference in their motions.
02 23 59 20 CDR: Houston, it's been a real change for us. Now we are able to see stars again and recognize constellations for the first time on the trip. It's - the sky is full of stars. Just like the nightside of Earth. But all the way here, we have only been able to see stars occasionally and perhaps through the monocular, but not recognize any star patterns.

Le CMP Michael Collins (Apollo 11), déclare dans son livre "Carrying The Fire" paru en 1974 en page 402-403 :

Outside my window I can see stars and that is all. Where I know the moon to be, there is simply a black void ; the moon's presence is defined solely by the absence of stars.
- En dehors de mon hublot, je peux voir des étoiles et c'est tout. Là où je sais que la Lune se trouve, il y a simplement un vide noir; la présence de la Lune est définie uniquement par l'absence d'étoiles.

To compare the sensation with something terrestrial, perhaps being alone the skiff in the middle of the Pacific ocean n a pitch-black night would most nearly approximate my situation. In a skiff, one would see bright stars above and black sea below; I see the same stars, minus the twinkling, of course, and absolutely nothing below.
- Pour comparer cette sensation avec quelque chose de terrestre, peut-être que rester seul sur un skiff au milieu de l'océan Pacifique dans une nuit noire, me rapprocherait presque de ma situation. Dans un skiff, on pouvait voir des étoiles brillantes au-dessus et une mer noire en dessous; Je vois les mêmes étoiles, moins le scintillement, bien sûr, et absolument rien en dessous.

C'est une idée fausse communément répandue prétendant que les astronautes d'Apollo n'ont vu aucune étoile.

Bien que les étoiles n'apparaissent pas sur les images des missions Apollo, c'est parce que les expositions de l'appareil photographique Hasselblad sont définies de manière à permettre de bonnes images de la surface lunaire éclairée par le Soleil, qui comprend des astronautes vêtus d'une combinaison spatiale blanche assez brillante et d'un vaisseau spatial brillant (revêtement du LM). Les astronautes d’Apollo ont indiqué qu’ils pouvaient voir les étoiles les plus brillantes s’ils se trouvaient à l’ombre du LM. Ils ont également vu des étoiles en orbite autour de la Lune.

Plusieurs pilotes du module de commande ont mentionné avoir vu des étoiles pendant leur orbite autour de la Lune.
Cependant, lors des premiers vols, ils passaient la majeure partie de leur temps en orbite à se concentrer sur l'équipement technique et plusieurs expériences scientifiques différentes qu'ils avaient été chargé de réaliser pendant le vol et leur passage dans la nuit noire. parfois, tout ce qu’ils avaient le temps de faire, c’était un aperçu rapide des hublots du CM. Bien sûr, cela a changé à mesure que les vols ultérieurs devenaient plus longs, avec le LM et les astronautes qui restés sur la surface lunaire pendant plusieurs jours, ce qui donnait aux CMP assez de temps en orbite autour de du côté le plus éloigné de la Lune.

Al Worden d'Apollo 15 a déclaré que le ciel était "inondé d'étoiles" dans la vue de l'autre côté de la Lune qui n'était pas à la lumière du jour.

Ken Mattingly, sur Apollo 16, a passé du temps en orbite autour de la face lunaire pendant le miroitement terrestre, qui est plusieurs fois plus brillant que le clair de lune que nous expérimentons ici sur Terre. Il a dit que c'était fantastique… et comparé cela à survoler un paysage enneigé éclairé par une douce lueur bleu-blanc.

"Le détail était incroyable. Le rayon de terre était si brillant que je pouvais voir chaque cratère, rainure et crevasse. J'avais l'impression de voler au-dessus de l'Antarctique… en survolant des champs et des vallées enneigés."

Les astronautes d’Apollo (ceux qui se trouvaient sur la surface lunaire) ont également indiqué qu’ils pouvaient voir les étoiles les plus brillantes s’ils se trouvaient à l’ombre du LM pendant un certain temps.


- L'argument suivant est que la NASA savait qu’au final des personnes « plus futées » que la moyenne scruteraient attentivement les photographies, et qu’elle savait que recréer le ciel lunaire serait impossible, elle a donc décidé tout simplement de ne pas se déranger, c’est pourquoi vous ne voyez aucune étoile dans les photographies. Pourquoi se donner la peine juste pour se faire prendre par une personne lambda avec une loupe?
C'est stupide. La différence entre la vue du ciel lunaire ou terrestre est insignifiante en termes de positions astronomiques. Il n'y n'a aucune différence notable entre les deux, et la NASA aurait su exactement où les étoiles devraient se trouver.

- Enfin le dernier et le plus absurde des arguments : les ingénieurs de la NASA sont tellement stupides qu'ils ont simplement oublié de mettre des étoiles.


Mmmmh… Vraiment ??

Le fait est que, outre que les astronautes effectuaient leur EVA pendant la matinée lunaire (donc en journée à la lumière et non pas dans la nuit lunaire au noir), comme toutes les personnes qui ont déjà tenté de photographier des étoiles vous le diront : il est extrêmement difficile de prendre des photos astronomiques. Même dans des conditions parfaites, avec une obscurité absolue vous avez encore besoin de longues expositions et être totalement immobile pour prendre des photographies d’étoiles.
Avec les moyens de l'époque (c'est d'ailleurs toujours valable aujourd'hui) le temps de pose pour avoir des scènes de jour, figer les mouvements des astronautes est de l'ordre de l'instantané: du millième au 30ème de seconde. Dès qu'on passe au delà du 8ème de seconde, l'appareil photo enregistre les mouvements intempestifs du photographe (respiration entre autre).
Avec un appareil Hasselblad ouvert à 5,6 minimum, il faut poser au moins 2 à 10 secondes pour capturer les étoiles les plus brillantes.

Donc, sur la Lune, les photos devraient monter l'un ou l'autre:
- soit des images d'arrière plan nettes et correctement exposé mais avec un ciel noir immaculé
- soit montrer les constellations que l'on connait, mais avec le sol lunaire brûlé par la sur exposition...

Pour résumer, la raison fondamentale de l'absence d'étoiles dans les photographies d'Apollo que ce soit à la surface lunaire ou en orbite est parce que les caméras Hasselblad ont été préparées pour exposer correctement les objets les plus proches de leur objectif, à savoir la surface lunaire ainsi que l’environnement immédiat (montagnes, collines, LM, LRV…) que ces expositions préréglées sont bien trop courtes pour enregistrer la faible luminosité des étoiles sur le film argentique et que les photographies furent prises au jour.


Bon à savoir : La période de jour sur la Lune dure la moitié du temps de rotation de celle-ci, c’est-à-dire que l'on peut voir le Soleil pendant 14 jours (de son levé à son coucher) donc le Soleil pour atteindre son zénith mettra environ 6 jours... y restera quelques heures puis amorcera son coucher!

... Et accessoirement nous serons dans la nuit durant les 14 autres jours.

C'est pourquoi ont faisaient atterrir les astronautes d'Apollo au petit matin lunaire proche du terminateur pour qu'ils aient, en autre, des ombres plus grandes qui dessinaient mieux le relief permettant de mieux se repérer lors de l'atterrissage et des températures plus clémentes!




LA LETTRE "C" SUR UN ROCHER


Dernièrement, un énième chercheur indépendant à repris à son compte un argument vieux comme hérode déjà employé maintes et maintes fois.
La toute première fois que fut utilisé cet argument, c'était dans le livre "NASA Mooned America" écrit par Ralph René, sorti en 1992 où l'on trouve la dite photo en page 19. Avec à la page 20, le texte suivant :

"The large rock in the left foreground is clearly marked with a big capital "C".The bottom right corner has a crease similar to that caused by wetting a folded newspaper. This makes it a showbiz "flap" rock, which the people who work in Hollywood studios throw at visitors. They used to be made from wet newspaper and paste and showed similar flaps. Stage rocks are usually placed by stage hands over similarly lettered markers positioned by the set designer. Did NASA really carry fake boulders and stage hands onto the Moon? "

Mr René explique dans une vidéo Youtube (extrait ci dessous) lors d'un interview téléphonique avec un autre chercheur indépendant (Jarra White), que l'image reproduite dans son livre était celle se trouvant dans un ouvrage intitulé "The Illustrated Encyclopedia of Space Technology" de 1970 ou 75. En réalité le livre en question fut édité en 1981 (soit presque 10 ans après le vol, la photo se trouvant à la page 164). Ralph René avanca même que lorsqu'il souleva cette question, la NASA s'empressa de retoucher les photos et de changer leur numérotation.


Notre chercheur indépendant (de vérité), lui affirme (sur une vidéo d'où est tirée la capture d'écran), je le cite : ""Vous notez que les mecs, ils photographient à peu près n’importe quoi, là c’est une trace de semelle donc : ils arrivent, "CLIC", ils photographient, ils ne voient pas qu’il y a la lettre "C" devant eux"

Ah bon, première nouvelle : il est vrai que la photo présentée par ce "chercheur" ne représente qu’un simple cailloux "annoté"... Est ce là une méthode couramment utilisée dans le monde du cinéma pour marquer l'emplacement d'un accessoire particulier, l'accessoire lui même, un plan, comme l'affirme Ralph René dans son livre (ou dans cette vidéo à 35:00) ??
Bref... "Ce n'est pas beau de mentir, ou de détourner d'une certaine manière la réalité des faits à votre convenance !"
Car, la photo présentée telle que (photo 1/capture d'écran ci-dessous), est en réalité (un mot qui à l’air de lui échapper) un simple gros plan des suivantes (2 et 3).


Notre chercheur présentant la photo telle que avec l'explication suivante :

"La lettre C sur un caillou, ben voyons, ca veut dire quoi ? Non j’ose pas le dire...
Je m’adresse aux américains probablement"

Vous notez que les mecs, ils photographient à peu près n’importe quoi, là c’est une trace de semelle donc : ils arrivent, CLIC, ils photographient, ils ne voient pas qu’il y a la lettre "C" devant eux , ils sont bizarres ces américains !"

(photo 1/capture d'écran)

 


L'image avec annotation tirée du livre de Ralph René
(photo 2)

L'image telle que nous la présente la NASA sans le "C"
AS16-107-17446
(photo 3)


Dans les faits, John Young, commandant du bord d’Apollo 16, photographie la scène à l'aide d'un objectif grand angle, où l'on peut voir le gnomon qui est utilisé comme référence photographique afin d’établir l’angle vertical local du soleil, l’échelle et la couleur du sol lunaire .

Voilà pour la mise en place...

Venons en au"C" qui fait tant glousser...

Saviez vous qu’en 2001, des chercheurs (Steve Troy en autre) ont décidé de commander des diapositives à partir de trois sources différentes : le National Space Sciences Data Center, le Lunar & Planetary Institute (LPI), et le Johnson Space Center. Évidemment, les trois diapositives ne montraient pas un tel marquage.
Bon, je vous l'accorde, elles étaient toutes de sources NASA et dans votre vision du monde, ils dissimulent surement leur erreur, n'est ce pas?

Les chercheurs ont donc décidé de donner un coup d’œil de plus près à l’image et à ce fameux « C ».
Cette roche particulière est visible dans deux images consécutives : AS16-107-17445 et AS16-107-17446 (photo incriminée). Le "C" n’est pas visible dans les diapositives soit, mais aussi sur la photo AS15-107-17445, néanmoins il apparait tout de même sur les versions imprimée et électroniques de la photo AS16-107-17446. Ils ont décidé d’examiner le « C » littéralement à la loupe dans les versions papiers et électroniques de AS16-107-17446 et voici ce qu’ils ont trouvé :

Le fameux "C" ne s'apparente manifestement à rien d’autre qu’une saleté : un scille, une fibre déposé par hasard sur la photo d'origine d'où est tirée la copie (par scan ou copie)!!!
Le problème me diriez vous c'est qu'avec un cheveu ou de la fibre sur le film ou le papier est que normalement, un objet comme celui-ci produirait une marque blanche sur le tirage. Les chercheurs discutèrent alors avec l'équipe de photographes qui leur ont expliqué que les tirages Apollo ont été produits à partir d'un film positif (comme le film diapo) et non à partir d'un film négatif (les originaux étant des color reversal ektachromes SO-368).
Cela signifie qu'un objet telle une fibre en forme de "C" sur le film ou le papier serait à même de produire une marque noire sur l'impression, ce qu'elle a fait.

Et pourquoi j’avance cela?

Parce que outre les recherches (dont j'ai juste fait un résumé sommaire) et l’agrandissement ci dessus, le magazine "Aviation Week and Space Technology" en ma possession, a cette même photo (photo issue des toutes premières copies d’époque) en couverture de son édition datée du 8 mai 1972, soit moins de 2 semaines après le retour des astronautes (accessoirement moins de 10 ans avant la photo de Ralph René) et ne montre aucunement ce fameux "C" ou ces fameux "C" selon les versions !





DES OMBRES DE LONGUEURS DIFFÉRENTES


Une interrogation revient assez souvent sur le devant de la scène... Pourquoi y a t-il des ombres de longueurs différentes sur la même prise de vue??

Celle qui est montré comme exemple la plupart du temps, n'est pas une photographie à proprement parler, mais une capture d'image tiré du film 16 mm de la D.A.C., caméra automatique d'acquisition de données Maurer fixé sur le montant du hublot du LM et qui filma toute l’EVA du vol Apollo 11 à la cadence de 1 image/seconde, qui fut déclenchée à la sortie d’Armstrong par Aldrin.



Il est tout à fait vrai que les 2 ombres sont de longueurs différentes, mais pourquoi??
D'après les chercheurs indépendants ces ombres "anormales" (plus longues, plus courtes) seraient dues a deux éclairages différents.

- Et bien, ne leur en déplaise, mais non! 2 éclairages différents (même si ils sont dans le même axe) impliquent obligatoirement 2 ombres pour l'objet éclairé!



Une seule source de lumière = 1 seule ombre

2 sources de lumière = 2 ombres

2 sources de lumière dans le même axe. Une éclairant le sujet de face, la seconde l'éclairant de dos = 2 ombres (1 à l'avant, 1 à l'arrière)

2 sources de lumière dans le même axe, éclairant le sujet dans la même direction (de face). Seule l'inclinaison et la hauteur d'une des sources varie légèrement = 2 ombres pointant dans le même sens (à l'arrière du sujet) l'une plus prononcée et courte, l'autre plus longue mais plus légère (photo de droite).

Photo de gauche, une seule source de lumière pour exemple.

Ensuite concernant les longueurs différentes des ombres, cela vient du fait que le sol lunaire N’EST PAS ABSOLUMENT plat. Et oui, car ceux qui soutiennent cette thèse partent d'une hypothèse erronée à la base: en supposant que la surface lunaire soit entièrement plate.

Même si une grande partie du site d’atterrissage d’Apollo 11 est, au premier coup d'oeil, plus ou moins plat, il y a en réalité, ce que l'on apelle des ondulations locales à sa surface (Relief du sol où se succèdent de petites hauteurs et de faibles dépressions : Ondulation du terrain), mais on le remarque peu car il n'y a pas d'objets familiers auxquels se référer: Il n'y a pas d'arbres, de fleurs, de poteaux, ou autres objets de taille connus capables de mesurer les distances et les angles.

De plus puisque nous regardons une image en deux dimensions, nous ne pouvons pas voir la pente réelle du terrain. Mais nous pouvons néanmoins la déduire à partir des ombres. En effet, il apparait que le terrain derrière l’astronaute se trouvant à gauche est en pente ascendante soit à la partie supérieure gauche, ou à partir d’en bas à droite (vers là où les 2 ombres se rejoignent), ou une combinaison des deux.

Et pourquoi cette déduction?? Et bien, les ombres projetées sur une pente descendante sont allongés (astronaute de droite se trouvant un poil plus haut que celui de gauche), tandis que celles portées sur une pente ascendante sont plus courtes (l’astronaute de gauche se trouvant même presque au fond de la dépression). Il semble qu’un changement dans la pente du terrain soit la seule explication possible et logique en ce qui concerne les ombres.

Bref... C 'est juste une légère pente locale du sol qui change radicalement la longueur des ombres.
L'effet peut être vu sur un diorama en l'éclairant avec une seule source de lumière placée à quelques mètres : à l'échelle, ce qui est équivalent à placer la source à plusieurs dizaines de mètres de l'objet éclairé.
Voici l'effet que vous obtenez lorsque un seul des astronautes se trouve dans une dépression extrêmement faible, de sorte que vous ne le remarquez presque pas



Vue de dessus : assez ardu de voir la dépression. (photo Paolo Attivissimo)

Vue latérale : plus facile de voir la dépression.
(photo Paolo Attivissimo)

Si donc les deux astronautes sont sur des pentes opposées d'une concavité même modeste, comme celle ci-dessous, l'effet de variation de la longueur de leurs ombres est encore plus frappante:



(photo Paolo Attivissimo)

(photo Paolo Attivissimo)

En fait, si vous allez à vérifier la photographie présentée comme preuve par les chercheurs indépendants, il s'avère que l'astronaute à gauche se trouve dans un creux au sol, qui n'est pas détectable sur l'image granuleuse présentée, mais est bien visible par la courbure de l'ombre sur cette autre photo de la zone AS11-40-5905, prise d'un angle différent.

L'ombre du mât supportant le drapeau, au lieu d'être rectiligne, comme sur une zone plane (position indiquée ci-dessous par le tracé vert), est légèrement concave (tracé bleu) : cela signifie qu'elle se situe bien dans la dépression du terrain et en suit la forme pour remonter sur la pente opposée ce qui donne aussi une ombre projetée plus courte.




Montage photo avec annotations

La même vue mais d'un autre angle (depuis l'hublot du LM)



LES OMBRES SE PROJETTANT DANS DES DIRECTIONS DIFFÉRENTES

La réflexion des chercheurs indépendants est la suivante. "Sur la Lune, il n'y a qu'une puissante source de lumière : le Soleil" (ce qui est tout à fait exact). "Alors, il est adéquat de dire que toutes les ombres doivent être parallèles les unes aux autres" (oui tout à fait). "Mais les vidéos et photos montrent clairement que les ombres se projettent dans des directions différentes ce qui implique (encore une nouvelle fois!?!) plusieures sources de lumière.

C'est l'auteur "alternatif" allemand Gerhard Wisnewski (livre de 2005 : One Small Step?: The Great Moon Hoax and the Race to Dominate Earth from Space) qui le premier, intègre la notion de "perspective spatiale " au sujet des ombres, et il a tout à fais raison de faire cela, car l'observation spatiale (volume spatial, en 3D) est l'aspect le plus important pour évaluer les ombres portées sur les photos.
Pour parfaire ses dires, ils nous présente la photo AS14-68-9487 (vol Apollo 14, ci-dessous) comme preuve, avec l'affirmation suivante :
"Wenn das Licht von der Seite kommt, müssen die Schatten parallel sein. Solche physikalischen Gesetze scheinen auf dem Mond nicht zu gelten"
" Lorsque la lumière vient du côté, les ombres doivent être parallèles . Les lois de la physique ne semblent pas s'appliquer sur la Lune."


Mais tout en présentant cette photo, il ne voit pas par exemple l'influence de la perspective.



Version HR annotée avec les différentes directions que prennent les ombres, vues par les chercheurs indépendants.

"Euh... WTF??"

Bien sur que si, les lois de la physique sont correctes et s'appliquent également sur ​​la Lune. Mais, 1er point : dans la photo présentée (AS14-68-9487) la lumière ne vient pas directement de côté, comme l'affirme Gerhard Wisnewski ou comme le suggère l'ombre du LM, mais de façon oblique et de face (ces informations sur les conditions de prise de vue se trouvent, entrei autres, dans la documentation en format PDF "la géologie d'Apollo 14").


Relations géométriques illustrées du panorama 14 pris depuis la station


Sur ce document , il peut être lu dans les relevés de positionnement que le Soleil se trouve à ce moment à 92 °. Perpendiculairement au Soleil cela correspond à un angle de 182 °. L'image AS14-68-9487 est cependant prise sous un angle de 147 °. Dans le dessin ci-dessus les relations géométriques sont clarifiées. C'est seulement l'image AS14-68-9488 qui est presque prise perpendiculaire au Soleil (177 °), où là les ombres sont également pratiquement parallèles.


Si nous augmentons l'angle de prise de vue de la photo 9487 (50 °) vers la gauche pour couvrir virtuellement 90°, le Soleil apparait maintenant sur l'image, et la perspective centrale peut être appliquée avec son point de fuite (ci-dessous). La position du Soleil (sa hauteur au-dessus de l'horizon) était au moment de la prise de vue d'environ 24 ° (23,9°). Les ombres sur la photo s'appliquent alors comme le prévoit la géométrie sur une surface plane. Les écarts par rapport à cet idéal théorique sont dus aux irrégularités du sol lunaire (encore une fois).


Devant la pierre à droite, le sol est par exemple, en petite pente (la pierre se trouve sur un petit monticule), de sorte qu'il en résulte une distorsion de l'ombre (extension, et un nouvel angle). Les ombres de la photo 9487 ne donnent pas la moindre raison d'avoir à considérer de prendre en compte une source de lumière artificielle.


Voir version HR annotée

Un regard encore plus juste est possible, quand les photos 9484 à 9488 sont assemblées en un panorama :



Les lignes de projection virtuelles et des rayons du Soleil sont alors déformées pour tenir compte des transitions d'image (conséquence de la création d'un panorama).




En résumé, plusieurs ombres sous une source de lumière unique peuvent ne pas avoir l'air parallèles simplement en fonction de la topographie du terrain.




Note : le dernier documentaire en date (2017), "American Moon" de l'italien Massimo Mazzucco n'apporte en rien un nouveau regard, une nouvelle piste et ne fait que reprendre les sottises de Gerhard Wisnewski.



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